Monde : conjoncture fortement déprimée

• L’afflux de lait européen continue de peser fortement sur les marchés, malgré le ralentissement de la collecte en Australie ou dans quelques pays d’Amérique du Sud.
• Les échanges internationaux ont subi le ralentissement des achats chinois et l’embargo russe tout au long de l’année 2015, mais restent dynamiques dans l’ensemble.
• Les cours mondiaux de beurre et de poudre de lait écrémé mesurés en Océanie continuent de diminuer sur le début d’année, ceux du cheddar et de la poudre de lait entier se stabilisent.

Europe : toujours du lait en abondance

• Toujours aussi dynamique, la collecte européenne atteint +5,2% sur les deux premiers mois de l’année.
• En effet, à l’opposé des signaux de marché actuels, la collecte de nombreux Etats-Membres montre une évolution qui peut atteindre les deux chiffres sur le début de 2016, comme c’est le cas en Irlande (32,6%), en Belgique (+18,6%), aux Pays-Bas (+16,5%)…comparativement à une période où les collectes avaient fortement ralenti en prévision de la fin des quotas.
• En moyenne, les prix du lait appliqués en Europe s’établissent pour janvier et février bien en-deçà des niveaux des années précédentes.

France : début de ralentissement de la production?

• Sur le début de l’année 2016, moins dynamique qu’ailleurs en Europe, la collecte française apparaît en hausse au mois de janvier mais semble décliner depuis février (-0,7% vs. février 2015).
• La situation des produits industriels reste difficile : effritement des cours pour le beurre et mise à l’intervention massive pour la poudre. Quant aux produits de grande consommation, leurs indices de prix sortie usine ainsi que leurs prix de vente consommateurs sont en baisse pour toutes les catégories.
• Le prix du lait standard FranceAgriMer poursuit sa baisse à 285 €/1000 litres en février selon l’enquête mensuelle. Sur les 12 derniers mois, le prix moyen, ramené à un lait 38/32, était de 305 €/1000l en France et de 277 €/1000l en Allemagne.